Le premier contrat de cyber-assurance par un industriel a été signé par l’allemand Bosch ! Un geste qui montre l’inquiétude face à la montée des cyber-attaques en Europe.

Bosch a décidé de couvrir son cyber-risque en souscrivant auprès des assureurs Ace et Zurich une cyber-assurance d’un montant de 100 millions d’euros.

Cette décision reflète les inquiétudes des grands groupes au sujet de la sécurité de leur système informatique. En effet, une enquête du cabinet Marsh de 2010 à 2013, a révélé que le pourcentage d’entreprises en Europe ayant été victimes de cyber-attaque atteint les 54%. Cette tendance n’est pas prête de se retourner, compte tenu des nombreuses failles exploitables répertoriées.

Dans cet environnement, souscrire à une cyber-assurance permet de se protéger contre certains impacts immédiats d’une cyber-attaque. Cependant,  la difficulté majeure  encore non traitée à ce jour, réside dans l’identification des impacts à long terme.

Cyber-attaque : des impacts “clients” encore méconnus à long terme 

Les cyber-attaques sont encore des phénomènes récents dont nous avons peu de recul notamment sur les impacts « clients ». Des premiers éléments ont été apportés récemment par l’étude de SafeNet montrant que 40% à 65% des internautes déclarent ne plus revenir sur un site victime d’une cyber-attaque.

Si cette tendance se confirme, il est à parier que ce comportement aura un impact financier non négligeable (perte de clients, perte de chiffre d’affaires,…) qui pourrait même se traduire par une sanction des investisseurs.

Bosch ne sera probablement pas le dernier industriel à souscrire à une cyber-assurance. Mais face à des clients dont les données personnelles ou financières ont été volées, il n’est pas certain qu’une cyber-assurance soit la réponse adaptée…