Dans un entretien du 25/04/2014  accordé au journal “Les Echos“, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine présente les grandes lignes du futur plan d’économies envisagé par le gouvernement pour l’assurance-maladie.

Ce plan de réduction de dix milliards d’euros sera « sans précédent » selon les dires de la ministre.

 Détail du plan gouvernemental visant à réduire les dépenses de santé

La réduction des dépenses de santé s’appuie sur la rationalisation des actes médicaux (schéma ci-contre) 


Les choix des économies opérées ne sont pas faits dans l’optique d’un transfert de responsabilité allant de la sécurité sociale vers les complémentaires, mais représentent une réelle remise en cause de l’administration actuelle des soins.

 

Dans les prochaines semaines, un décret devrait suivre permettant de plafonner les remboursements des dépenses de santé par les mutuelles et les assurances afin de faire baisser le tarif des soins, surtout  dans l’optique où persiste de nombreux abus. Ce décret impactera la réduction des remboursements en ajoutant des maxima. Actuellement, seuls les dépassements d’honoraires des médecins de plus de 150% sont considérés comme abusifs; ce décret viendrait y remédier.

Ces évolutions auront un impact sur nos clients (mutuelles, assurances) : la baisse du coût des médicaments et du nombre d’actes hospitaliers ainsi que la mise en place de maxima devraient automatiquement réduire les dépenses de santé des mutuelles lors des remboursements.

Comment les acteurs que nous accompagnons pourront se démarquer dans un marché qui tendrait à s’uniformiser en termes d’offre ?

Afin de participer à l’effort général, la réduction des frais des complémentaires (allant de 6,7 % à 41 % des cotisations) semble une piste propice à la réduction du prix des cotisations. Ces frais concernent le personnel et l’administration en charge des remboursements ainsi que l’activité des commerciaux dans l’acquisition de nouveaux clients.

D’autres évoquent l’instauration systématique d’un délai de carence lors de l’adhésion à une mutuelle, qui serait une autre possibilité permettant de réduire les frais de remboursement en évitant des souscriptions en vue d’actes coûteux rapprochés.

Voilà ainsi des mesures annoncées qui devraient bénéficier à la sécurité sociale, aux organismes complémentaires, et aussi aux assurés dans la mesure où il resterait des praticiens aux honoraires raisonnés !